Accessibilité

S'identifier / Créer un compte S'identifier



Vous n'avez pas encore de compte ? Inscrivez-vous !

 

Menu

Accueil / PRATIQUER l'éco-rénovation / Conseils techniques / Améliorer thermiquement / Combles

<meta property=

Comment isoler les combles ?

Dans la rénovation, l'isolation des combles est une première étape simple et qui génère des économies d'énergie importantes. Limiter les déperditions thermiques c'est :

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre ;
  • diminuer la consommation énergétique liée au chauffage et/ou au rafraîchissement ;
  • apporter un plus grand confort à température égale (diminution de l'effet « parois froides ») ;
  • limiter la condensation, phénomène qui dégrade le bâti, entraîne des moisissures et altère la qualité de l'air intérieur.

Où placer l'isolant ?

Deux techniques d'isolation sont possibles :

  • Isolation par l'intérieur des rampants* : c'est une technique choisie dans le cas où l'on ne souhaite pas remplacer la couverture. On isole dans un premier temps entre les chevrons*, puis on rajoute une seconde couche croisée. On peut mettre en oeuvre des panneaux rigides ou semi rigides, ou isoler par insufflation de matériaux en vrac dans des caissons*. Il convient de ménager une lame d'air ventilée d'au moins 3 cm entre l'isolant, ou l'écran de sous toiture, et la couverture.
  • Isolation par l'extérieur des rampants* : c'est une technique choisie dans le cas où l'on remplace le système de couverture (on peut remettre une couverture traditionnelle en terre cuite). On isole au-dessus des chevrons*, ce qui permet de maîtriser l'ensemble des ponts thermiques et on ne réduit pas l'espace potentiel à aménager dans les combles. Il existe des panneaux sandwich : caissons* remplis avec un isolant.

Quel isolant choisir pour éviter les surchauffes et permettre l'évacuation de l'humidité ?

Pour l'isolation de la toiture, on cherche à travailler sur le confort d'été, c'est-à-dire à éviter les surchauffes. Il faut ainsi choisir un isolant ayant une forte inertie. L'inertie thermique d'un matériau est sa capacité à résister aux variations de température. Plus l'inertie est forte, plus il se réchauffe et se refroidit lentement. Cette caractéristique, qui amortit les pics de température, s'appelle le « déphasage ».

Les critères de choix d'un isolant pour les combles sont :

  • sa capacité à isoler : la résistance thermique « R » permet de comparer l'efficacité des matériaux à épaisseur égale,
  • sa capacité à rester ouvert à la diffusion de la vapeur d'eau (perméabilité), et à conserver ses propriétés isolantes et structurelles, même humide (hygroscopie),
  • sa forte inertie* permettant le maintien du confort d'été.

Les techniques constructives pour l'aménagement du bâti ancien ne sont pas les mêmes que pour une construction neuve.

Le choix des isolants s'oriente vers des matériaux naturels (d'origine végétale) et sains qui respectent au mieux les qualités hygrométriques sans perdre leur pouvoir isolant. Ils ont une capacité à rester ouverts à la diffusion de la vapeur d'eau, ainsi leurs caractéristiques sont les plus proches des matériaux anciens comme les murs en moellons* de grès, en pans de bois et torchis.

Exemples d'isolants performants : fibre de bois, liège, chanvre, lin, laines de coton ou coco, ouate de cellulose, paille… pour aller plus loin : des éléments chiffrés sur les différents isolants

Isolants minces réfléchissants : ces isolants sont souvent mis en oeuvre pour leur faible épaisseur, dans des situations particulières. En aucun cas, leur utilisation ne doit remplacer l'isolant principal. Ce sont des matériaux composés de plusieurs couches d'aluminium, de matières plastiques et de laines, ils sont complètement étanches à la vapeur d'eau et ne permettent pas d'obtenir des performances thermiques élevées.

Le frein vapeur :  membrane étanche à l'eau mais perméable à la vapeur d'eau, elle renforce l'isolation thermique en supprimant courants d'air et déperditions de chaleur et contribue à la bonne régulation du taux d'humidité de l'air intérieur. Il doit toujours être placé du côté du volume habité.

L'écran de sous toiture : est situé à l'extérieur du volume habité, doit présenter les mêmes caractéristiques de perméabilité. Les écrans de sous toiture en fibre de bois, (en bandes ou en panneaux), restent perméables à la vapeur d'eau.

Le pare vapeur : membrane étanche à l'eau mais aussi à la vapeur d'eau ! à ne pas confondre avec le frein vapeur

 

Quels sont les points délicats à traiter ?

Il est important d'assurer la continuité de l'isolation entre la toiture isolée et les autres parois (murs verticaux), afin d'éviter les risques de condensation préjudiciables aux éléments de charpente.
Une attention toute particulière est portée aux :

  • souches de cheminées ou de ventilation,
  • habillages intérieurs des lanterneaux et des lucarnes,
  • jonctions entre la toiture et les murs des combles, particulièrement dans les parties basses ou peu accessibles.

Isoler un bâtiment ancien demande une analyse technique fine, afin d'être précis dans la réalisation. Chaque détail est important.

pour aller plus loin  imaginer le réaménagement de vos combles

 

Vous avez des questions ?

Vous souhaitez rencontrer un conseiller ?

Par ici, nous avons des réponses  ! 

 

Vidéos

Vidéos

 

On parle beaucoup  de la rénovation thermique en France. C'est un des enjeux d'avenir pour retrouver une indépendance énergétique et développer des emplois. Eco-rénover pour économiser. "J'éco-rénove,  j'économise ! " L'éco-rénovation c'est isoler son logement, pour consommer moins d'énergie. Mais éco-rénover c'est beaucoup plus, quand on parle de bâti ancien ! Qu'en est-il réellement ?